Les Helvètes ont fait plier le Canada (2-1) à Vancouver, s’emparant de la tête du groupe B. Une performance qui envoie la Nati en seizièmes de finale avec un tableau a priori favorable, tandis que les coorganisateurs, eux aussi qualifiés, devront voyager.
La Suisse renverse le Canada et décroche le leadership
La Nati a remporté le choc tant attendu du groupe B face au Canada. Ce mercredi 24 juin 2026, les hommes de Murat Yakin se sont imposés 2-1 sur la pelouse du BC Place de Vancouver. Ce succès capital permet aux Helvètes de boucler la phase de poules en tête du classement avec sept points, devançant ainsi les Canadiens, qui terminent deuxièmes malgré une défaite frustrante. Longtemps accrochés par une équipe canadienne solide en première période, les Suisses ont accéléré au retour des vestiaires. Ruben Vargas a débloqué la situation dès la 46e minute, profitant d’une défense adverse encore fébrile. Johan Manzambi a ensuite doublé la mise à la 57e minute, offrant un matelas confortable aux siens.
Le Canada, poussé par son public, n’a toutefois pas baissé les bras. Promise David a réduit l’écart à la 76e minute, ranimant l’espoir des coorganisateurs. Malgré une pression intense et des assauts répétés dans le dernier quart d’heure, le portier suisse Gregor Kobel a multiplié les arrêts décisifs pour préserver l’avantage jusqu’au coup de sifflet final.
Le Canada qualifié, mais condamné à l’exil
Cette défaite prive le Canada de la première place du groupe. Un match nul aurait suffi aux coorganisateurs pour conserver leur rang, mais ils ont buté sur le réalisme helvétique. Deuxièmes du groupe B, les protégés de Jesse Marsch poursuivent bien leur aventure mondialiste, mais ils devront quitter Vancouver pour disputer leur prochain match à élimination directe un déplacement qui pourrait peser dans la balance.
Une Nati ambitieuse et solide avant les seizièmes
De leur côté, les Suisses bénéficient d’un tableau potentiellement plus clément. En restant à Vancouver pour leur prochain rendez-vous, ils s’offrent un avantage logistique non négligeable. Portée par une défense de fer (incarnée par un Kobel impérial) et un réalisme offensif chirurgical, la formation de Murat Yakin aborde les seizièmes de finale avec une confiance légitime. Le Canada, lui, devra rapidement rebondir et digérer cette désillusion pour continuer à écrire sa belle histoire dans ce Mondial 2026.
Aristide HAZOUME