Le Parlement ougandais a approuvé le déploiement de l’armée à Gaza. Cette mission sous mandat onusien suscite un vif débat politique à Kampala.
Les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) s’apprêtent à rejoindre la Force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza. La décision fait suite à une demande officielle du président américain Donald Trump au président Yoweri Museveni . Le Parlement a donné son feu vert le 6 août, après un débat houleux.
Mission controversée dans un contexte instable
Le contingent ougandais aura pour mission de surveiller le cessez-le-feu, protéger les civils et soutenir le désarmement . Cette opération s’inscrit dans le plan de paix américain pour l’enclave palestinienne . Cependant, l’opposition dénonce un manque d’information et une procédure trop rapide . Les députés s’inquiètent des risques élevés pour les soldats. Ils évoquent la guerre urbaine et la difficulté à distinguer les combattants des civils . « Gaza présente des risques opérationnels uniques », a souligné un élu, citant la situation sécuritaire volatile .
Une expérience reconnue mais des interrogations
Le gouvernement justifie cet engagement par l’expérience de l’UPDF. L’armée ougandaise est reconnue pour ses missions en Somalie et au Soudan du Sud . Les autorités y voient une marque de reconnaissance internationale pour le professionnalisme de leurs troupes . Les modalités précises du déploiement restent floues. Le nombre de soldats n’a pas été officiellement communiqué . L’Ouganda pourrait rejoindre d’autres pays contributeurs comme le Maroc et le Kazakhstan . Des vidéos de soldats s’apprêtant à partir ont déjà circulé sur les réseaux sociaux .
Aristide HAZOUME