La ministre gabonaise de la Fonction publique, Laurence Ndong, a annoncé mardi 22 septembre 2026 que les noms des 1 473 agents radiés ne seront pas rendus publics. Elle invoque la protection des personnes concernées et de leurs familles. Cette décision fait suite au contrôle des effectifs de l’État, dont le rapport a été adopté en Conseil des ministres le 18 septembre à Port-Gentil.
Une opération d’assainissement d’envergure nationale
La Commission exceptionnelle des litiges a examiné 1 765 dossiers entre le 8 juin et le 24 juillet 2026. Sur ce total, 1 162 relevaient de la solde permanente et 603 de la main-d’œuvre non permanente. Les radiations concernent 699 abandons de poste, des départs à la retraite, des décès, des ruptures de contrat et des situations de présalaire. Le ministère de l’Éducation nationale concentre 384 dossiers, dont 269 abandons de poste. La Santé suit avec 222 situations, devant l’Économie et les Finances (111 dossiers). Des agents ont été localisés à l’étranger grâce au croisement des données avec les services d’immigration.
Des réhabilitations et un impact financier de 11 milliards FCFA
L’examen n’a pas seulement prononcé des exclusions. Cent quinze agents ont été réhabilités avec une sanction, comme un blâme ou un avertissement. Cent soixante-dix-sept autres ont obtenu une régularisation sans sanction. Sur le plan financier, 1,905 milliard FCFA doit être reversé aux caisses de l’État. Les salaires suspendus entre février 2025 et juin 2026 atteignent 9,413 milliards FCFA. L’impact cumulé s’élève à 11,319 milliards FCFA. La commission a également relevé des actes antidatés, des signatures hors compétence et des recrutements sans visa des ressources humaines. Les postes libérés serviront en priorité à la régularisation d’agents en attente.
Aristide HAZOUME