Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté jeudi 1er octobre 2026 un budget de « redressement ». Il prévoit 43 milliards d’euros de nouvelles mesures, pour un effort total de 54 milliards. Les retraités et les entreprises sont mis à contribution.
Un effort réparti sur l’État, la Sécu et les collectivités
Le projet de loi de finances a été dévoilé en Conseil des ministres. L’objectif est de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2027. Il était de 5,4 % en 2026. Le gouvernement prévoit 43 milliards d’euros de mesures de redressement. À cela s’ajoutent des mesures déjà prises en 2026, pour un effort total de 54 milliards. La répartition est la suivante. Neuf milliards d’euros reposeront sur l’État. Douze milliards sur la sphère sociale. Cinq virgule cinq milliards sur les collectivités locales. Le reste proviendra de nouvelles recettes. Le taux de prélèvements obligatoires atteindra 44,2 % du PIB. Il était de 43,9 % en 2026.
Retraités, familles et entreprises mis à contribution
Les retraités sont fortement sollicités, à hauteur de 5,5 milliards d’euros. Seules les pensions inférieures ou égales à 1 260 euros seront revalorisées. Les autres seront gelées. Le plafond de l’abattement fiscal de 10 % passera de 4 439 à 3 000 euros. Les allocations familiales et les APL seront également gelées. Le point d’indice des fonctionnaires restera bloqué pour la quatrième année. Les entreprises devront participer à hauteur de 15 milliards d’euros. Les exonérations de cotisations patronales seront réduites de 3,5 milliards. La surtaxe sur les grandes entreprises passera de 7 à 5 milliards d’euros. La taxe sur les boissons sucrées sera étendue aux aliments sucrés. Le gouvernement parie sur une croissance de 1 % en 2027. Le texte sera examiné à l’Assemblée nationale à partir du 13 octobre.
Aristide HAZOUME