La guérilla colombienne de l’EMC affirme détenir un caporal de la Légion étrangère. Le groupe le qualifie de “prisonnier de guerre” et menace en cas d’opération de sauvetage.
La principale dissidence des ex-Farc a revendiqué dimanche la capture de José Olger Melo Charry . Le caporal colombien de la Légion étrangère a été intercepté le 6 août dans le département de Nariño, dans le sud-ouest du pays . L’EMC affirme que le militaire est “vivant, en parfaite santé” et a reçu des soins médicaux . Le groupe rejette le terme d'”enlèvement” et le considère comme un “prisonnier de guerre” .
Une permission non autorisée
Le soldat, âgé d’une trentaine d’années, servait dans la Légion depuis quatre ans . Il ne possède pas la nationalité française. Son permis l’autorisait à résider en métropole, mais pas à se rendre en Colombie . Il voyageait avec une femme, également enlevée puis libérée quelques heures plus tard . Le caporal était arrivé en Colombie la veille de sa capture. L’armée colombienne a ouvert une enquête judiciaire .
Mise en garde et contexte sécuritaire
L’EMC prévient que l’intégrité du prisonnier est garantie “tant qu’aucune opération militaire hostile” n’est menée . L’armée colombienne ne prévoit pas d’opération pour le libérer . Le groupe, dirigé par Ivan Mordisco, est le guérillero le plus recherché de Colombie . Le nouveau président Abelardo de la Espriella, investi le 7 août, a promis une lutte “sans répit” contre les groupes armés .
Aristide HAZOUME