Après 937 jours de compétition à travers les cinq continents, le dernier soufflet du ballon des barrages intercontinentaux a rendu son verdict. De Bagdad à Sarajevo, en passant par Kinshasa, le puzzle de l’édition la plus gigantesque de l’histoire du football s’est enfin assemblé.
Il aura fallu attendre le coup de sifflet final au Estadio BBVA de Monterrey pour que le dernier maillon de cette chaîne planétaire se verrouille. Sous une chaleur mexicaine, l’Irak, en maître de sa destinée, a terrassé la Bolivie pour s’inviter dans le gotha. Une qualification au goût de revanche pour les « Lions de Mésopotamie », qui héritent d’une poule I taillée pour l’exploit, avec la France, le Sénégal et la Norvège comme adversaires.
Mais derrière ce dernier billet se cache un marathon continental d’une ampleur inédite. 899 matchs, plus de 2 500 buts, et des trajectoires contrastées. L’Europe a livré ses quatre ultimes représentants à l’issue d’une soirée de barrages où la Tchéquie, la Bosnie-Herzégovine, la Turquie et la Suède ont arraché leur sésame dans la douleur. Pendant ce temps, sur le continent africain, la République démocratique du Congo a fait trembler les filets juste ce qu’il faut (1-0 face à la Jamaïque) pour décrocher une place dans le groupe K, où l’attend un choc frontal avec le Portugal.
Désormais, les projecteurs se déplacent. Direction les 16 stades d’Amérique du Nord, du mythique Azteca de Mexico aux gratte-ciels de verre des stades canadiens. Dans 72 jours, 104 matchs et six milliards de regards braqués viendront donner son vrai visage à cette Coupe du Monde de la démesure. L’histoire ne fait que commencer.
Aristide HAZOUME