Quatorze mineurs clandestins ont péri lundi soir. L’éboulement s’est produit dans une mine désaffectée près de Rustenburg. Huit autres personnes ont été grièvement blessées. Des secouristes recherchent d’éventuelles victimes encore bloquées sous terre.
L’accident a eu lieu à Nkaneng, dans la province du Nord-Ouest. Les victimes sont pour la plupart originaires du Lesotho. La police a confirmé que les opérations de secours se poursuivaient mardi. Le site appartient à la société Sibanye. Des questions sont posées sur le manque de surveillance. La police a admis ignorer l’activité illégale sur place. Le commissaire Arthur Adams a appelé à une meilleure coordination.
Des « zama zamas » dans des conditions extrêmes
Des milliers de mineurs clandestins, surnommés « zama zamas », opèrent en Afrique du Sud. Ils travaillent sans équipement de sécurité. Les puits sont souvent dégradés et dépourvus d’infrastructures. La pauvreté et le chômage poussent beaucoup d’entre eux vers cette activité. Ce secteur est également lié à la criminalité organisée.
Un drame qui rappelle la tragédie de Stilfontein
En 2024, près de 2 000 mineurs étaient ressortis de puits à Stilfontein. Environ 90 d’entre eux avaient péri entre fin 2024 et début 2025. En février, le président Ramaphosa a déployé l’armée pour lutter contre ce fléau. La Fédération des syndicats sud-africains dénonce des « pièges mortels ». Le pays compterait environ 6 000 mines abandonnées.
Aristide HAZOUME