Un incident raciste a une fois de plus entaché le football espagnol, mardi 31 mars 2026, lors du match amical entre l’Espagne et l’Égypte disputé au RCDE Stadium de Barcelone. Des supporters espagnols ont entonné des chants islamophobes et xénophobes à l’encontre des joueurs égyptiens, notamment : « Qui ne saute pas est musulman ». L’hymne national égyptien a également été sifflé avant le coup d’envoi.
La police catalane, les Mossos d’Esquadra, a ouvert une enquête pour identifier les responsables et déterminer les éventuelles infractions liées à la haine et à la discrimination. Le scandale a suscité une vive réaction des acteurs du ballon rond. Lamine Yamal, attaquant du FC Barcelone et international espagnol de confession musulmane, a dénoncé les chants sur les réseaux sociaux : « Utiliser la religion comme prétexte à la provocation sur un terrain est intolérable et ignoble. » La Fédération royale espagnole de football (RFEF) et le sélectionneur Luis de la Fuente ont également condamné ces actes, rappelant qu’ils sont contraires aux valeurs du sport.
La classe politique condamne fermement
Les réactions politiques n’ont pas tardé. Le Premier ministre Pedro Sánchez a dénoncé « une minorité de supporters irresponsables », jugeant leur comportement « honteux pour la société espagnole ». Le ministre de la Justice a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur d’une Espagne tolérante et respectueuse de toutes les communautés.
Un rappel alarmant à l’approche de la Coupe du monde 2030
Pour la presse et les observateurs, cet incident rappelle que le racisme demeure un fléau récurrent dans le football espagnol, malgré les protocoles de l’UEFA imposant l’arrêt des matchs en cas de comportements discriminatoires. Ce nouveau scandale survient alors que l’Espagne s’apprête à co-organiser la Coupe du monde 2030 avec le Portugal et le Maroc, un événement qui placera l’inclusivité et le respect au cœur des enjeux sportifs.
Aristide HAZOUME