La Réserve fédérale a relevé mercredi ses taux directeurs d’un quart de point, une première depuis juillet 2023. La décision, votée à l’unanimité, vise à freiner une inflation persistante à 3,7 %. Donald Trump réclame des taux à 1 %, dénonçant une Fed « hostile ».
Une première hausse depuis trois ans
Le comité monétaire de la Fed a voté à 12 voix contre 0. Les taux directeurs passent de 3,50 %-3,75 % à 3,75 %-4,00 %. L’inflation PCE s’établit à 3,7 % sur un an en juillet. L’objectif de la Fed reste fixé à 2 %. Les responsables monétaires anticipent une nouvelle hausse d’ici fin 2026. Ils prévoient une inflation toujours à 3,7 % en fin d’année. La croissance est relevée à 2,3 % pour le dernier trimestre. Le chômage devrait rester limité à 4,1 %.
Warsh face à la colère présidentielle
Kevin Warsh, nommé par Trump, a voté la hausse. « L’inflation est trop élevée depuis trop longtemps », a-t-il déclaré. Le président américain a vivement réagi sur Truth Social. « BAISSEZ LES TAUX POUR LES ÉTATS-UNIS, ET VITE ! », a-t-il écrit. Il estime que les taux devraient être « à 1 % ou moins ». Trump accuse le conseil de la Fed d’agir « par raisons politiques » contre lui. Il dit toutefois faire confiance à Warsh. David Wessel, de la Brookings Institution, évoque « l’épreuve de vérité » pour le nouveau président de la Fed.
Aristide HAZOUME