Le marché du travail en Iran est sous forte pression. La situation économique se dégrade rapidement. Le cessez-le-feu reste fragile après quarante jours de guerre.
Entre 10 et 12 millions d’emplois sont menacés. Cela représente près de la moitié de la population active. Les dégâts économiques sont lourds. Ils sont estimés à 270 milliards de dollars. Les infrastructures sont touchées. Ports, routes et zones industrielles sont détruits. Plus de 20 000 sites industriels sont affectés.
Une industrie paralysée
Les frappes israélo-américaines ont désorganisé la production. Les chaînes industrielles sont perturbées. Plusieurs secteurs tournent au ralenti. La sidérurgie est en première ligne. Elle entraîne des effets en cascade sur toute l’économie. « L’acier est crucial pour 40 % de l’industrie », rappelle Hadi Kahalzadeh, chercheur à l’Institut Quincy. Une seule usine touchée suffit à déséquilibrer le système. L’exemple d’Ispahan est cité. Les perturbations se diffusent rapidement. L’agroalimentaire subit des pénuries. L’industrie automobile ralentit fortement. Entre 40 % et 45 % de l’industrie pourrait être à l’arrêt.
Une consommation en chute libre
La demande intérieure s’effondre. Les ménages réduisent leurs dépenses. La crise touche surtout les zones hors Téhéran. Le commerce de détail est en difficulté. De nombreuses petites entreprises ferment. Boutiques de vêtements. Commerces alimentaires. Petits commerces de proximité. Les fermetures s’accélèrent. Le commerce et la distribution représentent environ 4 millions d’emplois. La crise de l’emploi s’aggrave. Entre 10 et 12 millions d’emplois sont menacés. Tous les secteurs sont touchés. Industrie, commerce, distribution. Des pôles industriels comme Ispahan subissent aussi de fortes perturbations. La pression économique continue de s’étendre.
Aristide HAZOUME