Le sommet Africa Forward s’est ouvert ce lundi 11 mai 2026 à Nairobi. Le président français privilégie désormais les investissements privés aux aides publiques. Plusieurs accords majeurs ont été signés avec le Kenya, notamment dans les secteurs portuaire, énergétique et technologique.
Paris mise sur les investissements privés
Plus de trente dirigeants africains participent aux échanges économiques. Devant les participants, Emmanuel Macron a plaidé pour un partenariat économique renouvelé. Selon lui, l’Afrique a davantage besoin d’investissements durables que d’aide publique massive.
Le président français a annoncé 23 milliards d’euros d’investissements mobilisés, provenant d’entreprises françaises et africaines. Parmi les principaux projets figure la modernisation du port de Mombasa : le groupe CMA CGM investira 700 millions d’euros dans deux terminaux stratégiques. Le fonds Meridiam financera également l’extension du parc éolien de Kipeto, pour environ 225 millions de dollars. Onze accords bilatéraux ont par ailleurs été signés entre Paris et Nairobi, couvrant les transports, l’énergie et les infrastructures numériques.
William Ruto défend un partenariat équilibré
Le président kényan a appelé à une coopération « gagnant-gagnant », insistant sur les responsabilités communes entre partenaires africains et européens. Les deux dirigeants ont également évoqué l’intelligence artificielle et l’énergie, estimant que le développement numérique dépend d’un accès énergétique fiable. Cette déclaration intervient après un accord franco-kényan sur le nucléaire civil. Paris souhaite renforcer sa présence économique en Afrique de l’Est. Avec ce sommet, la France cherche à redéfinir ses relations africaines, en privilégiant désormais l’innovation, l’investissement et les partenariats stratégiques durables.
Aristide HAZOUME