Le chanteur marocain comparaît pour un viol présumé commis en 2018. Saad Lamjarred est jugé ce lundi 11 mai 2026 par la cour d’assises du Var. L’artiste, déjà condamné en 2023 dans une autre affaire de viol, conteste fermement les accusations. Les faits se seraient produits près de Saint-Tropez, en août 2018.
Un nouveau procès sensible pour la star marocaine
Le procès s’est ouvert lundi à Draguignan, dans le sud de la France. Saad Lamjarred, âgé de 41 ans, comparaît libre. Il est accusé du viol d’une ancienne barmaid de Saint-Tropez. Selon l’enquête, les deux personnes se sont rencontrées dans une discothèque tropézienne. La plaignante affirme avoir ensuite subi des violences dans une chambre d’hôtel. Le chanteur rejette ces accusations depuis le début de l’instruction et évoque une relation sexuelle consentie. Les débats pourraient se dérouler à huis clos, une demande émanant de la partie civile. Le verdict est attendu vendredi, après quatre jours d’audience.
Une affaire judiciaire aux lourdes répercussions
Le procès avait été reporté en décembre dernier en raison de l’état de santé de la présidente de la cour. Durant l’instruction, le parquet avait requis un non-lieu, mais la chambre d’instruction d’Aix-en-Provence a finalement ordonné la tenue d’un procès. Les magistrats ont rappelé qu’une entrée volontaire dans une chambre n’implique aucun consentement.
La défense de la plaignante évoque par ailleurs une tentative d’arrangement financier : un proche du chanteeur aurait proposé de l’argent contre son silence. Cette affaire fragilise davantage l’image de Saad Lamjarred, pourtant très populaire dans le monde arabe. En 2023, la cour d’assises de Paris l’avait condamné à six ans de prison pour une autre affaire de viol. Le chanteur a fait appel de cette décision et continue de clamer son innocence.
Aristide HAZOUME