C’est un accord technique, mais à forte résonance politique : le Maroc a officiellement rejoint les Accords Artemis, scellant une coopération directe avec la NASA et renforçant son alliance avec les États-Unis.
La cérémonie fut sobre, mais le message clair. Le 29 avril, dans une salle du ministère des Affaires étrangères à Rabat, Nasser Bourita et l’ambassadeur américain Christopher Landau ont paraphé l’engagement du Maroc dans les Accords Artemis. Le royaume devient ainsi le dernier pays africain après le Rwanda, le Nigeria, l’Angola et le Bénin à rejoindre ce cadre initié par les États-Unis.
Concrètement, cette signature permet au Maroc de participer aux réunions techniques de la NASA, d’échanger des données et de collaborer sur des projets liés au retour sur la Lune (programme Artemis) et aux futures missions vers Mars. Elle implique aussi le respect de principes communs : transparence, enregistrement des objets spatiaux, assistance aux astronautes en détresse.
Mais au-delà de la technique, l’accord a une dimension politique évidente. Il intervient dans un contexte bilatéral déjà dense notamment sur la question du Sahara occidental, où Washington a clairement soutenu Rabat. En signant avec la NASA, le Maroc consolide son alignement stratégique et envoie un signal à ses partenaires régionaux : son horizon dépasse largement les frontières du Maghreb.
Aristide HAZOUME