Une opération spéciale menée au Mali a permis la libération d’un ressortissant russe et d’un Ukrainien, enlevés en 2024 au Niger. La Russie a annoncé, le lundi 21 avril, la libération de deux otages au Mali, lors d’une opération spéciale menée par ses forces. Les deux captifs un Russe et un Ukrainien avaient été enlevés en 2024 au Niger.
Selon un communiqué du ministère russe de la Défense, l’intervention a été conduite par l’unité Africa Corps, qui a remplacé le groupe paramilitaire Wagner sur le continent africain. Les otages travaillaient pour une société russe d’exploration géologique. Leur enlèvement remonte à juillet 2024.
Revendication par un groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda
Le rapt avait été revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), organisation jihadiste affiliée à Al-Qaïda. En août 2024, une vidéo avait confirmé la détention d’otages russes, sans toutefois préciser leur localisation exacte. Les autorités russes ont identifié les deux hommes libérés : il s’agit d’Oleg Greta et de Iouri Yourov. Aucun détail n’a été communiqué sur les modalités de leur libération, ni sur le bilan éventuel de l’opération.
Une présence militaire russe renforcée au Sahel
Cette intervention illustre l’engagement croissant de Moscou dans la région sahélienne, où la Russie communique rarement sur ses opérations militaires. Depuis plusieurs années, elle y accroît discrètement mais résolument sa présence, dans un contexte géopolitique tendu. Africa Corps, unité placée directement sous l’autorité du ministère russe de la Défense, coordonne désormais de nombreuses missions régionales. Des instructeurs russes sont signalés au Mali, au Niger, au Burkina Faso, mais aussi en Libye et en République centrafricaine.
Ces pays sont régulièrement frappés par des attaques jihadistes menées par des groupes liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique. Moscou présente ces opérations comme un effort pour stabiliser la région et lutter contre le terrorisme. La libération des deux otages constitue, de ce point de vue, une démonstration de son rôle sécuritaire croissant au Sahel. Depuis cette annonce officielle, aucune évolution majeure n’a été signalée.
Aristide HAZOUME