Politique

RDC : Le vice-Premier ministre visé par une motion de défiance

Une motion de défiance vise le vice-Premier ministre de l’Intérieur. Le vote est prévu ce 29 avril 2026 à l’Assemblée nationale. Fait notable, l’initiative émane de députés de la majorité présidentielle. En cas de vote défavorable, elle pourrait entraîner le départ du ministre du gouvernement. Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été annoncée. Les discussions politiques se poursuivent au Parlement.

Une initiative portée par des alliés politiques

La motion est introduite par un député élu de Kisangani, membre d’une formation politique de l’Union sacrée, la coalition qui soutient le président Félix Tshisekedi. Cette démarche met en lumière des tensions internes au pouvoir. Selon plusieurs sources, aucune évolution majeure n’est encore confirmée. Le processus parlementaire suit son cours. Les signataires dénoncent des ingérences dans les institutions provinciales ainsi qu’une gouvernance contestée au niveau local. Par ailleurs, l’insécurité persiste à Kinshasa, malgré l’opération « Ndobo » lancée en décembre 2024. Les députés jugent les résultats sécuritaires insuffisants, ce qui renforce la pression sur le ministre.

Une majorité divisée et instable

La majorité parlementaire montre des signes de fracture politique. Certains partis désavouent leurs propres députés signataires. Le regroupement de Modeste Bahati a pris ses distances publiquement, révélant des alliances fragiles. De son côté, le ministre multiplie les contacts politiques, tandis que son entourage évoque des irrégularités dans la procédure. La motion de défiance devient un levier politique courant, utilisé y compris au sein de la majorité présidentielle. Des figures comme Vital Kamerhe ont déjà été concernées par le passé. Ces précédents renforcent l’incertitude autour du vote. Ainsi, ce scrutin pourrait modifier les équilibres politiques actuels et confirme les tensions persistantes en République démocratique du Congo.

Aristide HAZOUME

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