Une nouvelle tension est venue fragiliser les relations entre Paris et Antananarivo. Les autorités malgaches ont annoncé, le 28 avril, l’expulsion d’un agent français en poste à l’ambassade de France, déclaré persona non grata. Parallèlement, la justice malgache a inculpé un autre ressortissant français, Guy Baret, pour des faits de complot visant à déstabiliser les institutions.
Expulsion d’un diplomate et convocation de l’ambassadeur
Madagascar a notifié à un agent français l’ordre de quitter le territoire, l’accusant d’activités incompatibles avec son statut diplomatique. Dans la foulée, l’ambassadeur de France a été convoqué par le ministère malgache des Affaires étrangères. Dès le lendemain, Paris a officiellement protesté, dénonçant des accusations « infondées et incompréhensibles ». Selon le Quai d’Orsay, ces allégations ne reposent sur aucun élément tangible, alors que la France affirme soutenir sans réserve le processus politique engagé à Madagascar depuis 2025. Aucune évolution majeure n’a été signalée depuis, mais les deux capitales restent en alerte.
Un second Français inculpé pour complot
Parallèlement à cette affaire diplomatique, la justice malgache a mis en examen Guy Baret, arrêté le 16 avril. Les charges retenues contre lui sont lourdes : association de malfaiteurs, diffusion de fausses informations, recel de personnes recherchées, et projet présumé de sabotage d’infrastructures publiques. Selon les enquêteurs, il aurait participé à un complot visant à perturber l’ordre public et les institutions. Il est actuellement détenu à la prison de Tsiafahy, au sud d’Antananarivo.
Implication d’un officier malgache
L’enquête met également en cause un officier supérieur malgache, le colonel Patrick Rakotomamonjy, également placé en détention. Ce dernier est soupçonné d’avoir mobilisé des fonds pour inciter à la mutinerie et d’avoir sollicité des jeunes pour manifester contre le régime. Les autorités évoquent une tentative de déstabilisation du pouvoir dans un contexte politique déjà fragile. Aucune mise à jour officielle n’a été communiquée récemment, mais les investigations se poursuivent activement. Les échanges entre Paris et Antananarivo se poursuivent, laissant présager une possible intensification des tensions diplomatiques dans les prochains jours.
Aristide HAZOUME