Marie-Célestin Karondwa, cadre de l’UDPS à Butembo, est mort après une violente agression. Il venait de sensibiliser la population à Ebola à la radio. Son parti dénonce un assassinat.
Marie-Célestin Karondwa est mort dimanche 27 septembre 2026 à Butembo. Il était président par intérim de l’UDPS dans cette ville du Nord-Kivu. Il était également porte-parole de la fédération locale du parti. Quelques heures plus tôt, il avait participé à une émission de radio. Il y avait défendu les mesures de prévention contre Ebola. À son retour, des habitants de son quartier l’ont attaqué. Selon son parti, les assaillants l’ont roué de coups. Ils ont pillé ses biens avant d’incendier son domicile. Grièvement blessé, il a succombé à ses blessures. L’UDPS affirme qu’il a été ciblé pour avoir défendu l’existence d’Ebola. Les circonstances exactes de l’attaque restent floues. L’identité et le nombre des assaillants sont inconnus. Leurs motivations ne sont pas établies. Le maire de Butembo n’a pas répondu aux demandes de commentaire.
Une défiance persistante face à la riposte
Butembo est l’un des principaux foyers de l’épidémie. L’épidémie a été déclarée officiellement le 15 mai 2026. Elle a infecté 8 067 personnes et fait 3 901 morts. Ces chiffres proviennent du ministère congolais de la Santé. La méfiance d’une partie de la population reste forte. Samedi, des hommes armés ont attaqué un poste de lavage des mains à Beni. Au moins une personne a été tuée et plusieurs autres blessées. Ces incidents illustrent les résistances aux opérations de riposte.
Des violences récurrentes dans un contexte fragile
La mort de Karondwa s’ajoute à une série d’attaques. Des agents de santé et des centres de traitement sont régulièrement ciblés. Des rumeurs et de la désinformation alimentent ces violences. La région connaît des conflits et des tensions persistantes. Ces facteurs compliquent la lutte contre l’épidémie. L’UDPS demande que les auteurs soient identifiés. La dépouille de Karondwa se trouve à la morgue. Aucune arrestation n’était signalée lundi.
Aristide HAZOUME