économie

Sénégal : Un accord historique de 2,2 milliards de dollars avec le FMI

Dakar et le FMI ont scellé un accord technique de 2,2 milliards de dollars. Ce programme de 36 mois vise à redresser les finances publiques, après la découverte d’une dette cachée. L’approbation du conseil d’administration est désormais attendue.

L’annonce a été faite le 1er septembre 2026 par Mercedes Vera Martin, cheffe de mission du FMI. L’équipe séjournait à Dakar depuis le 19 août . L’accord est conclu au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) . Ce programme marque la fin de deux ans d’isolement financier. Le précédent accord de 1,8 milliard de dollars avait été suspendu en 2024 . La cause : la découverte de graves falsifications de données économiques sous l’ancien régime.

L’accord reste conditionnel à plusieurs mesures. Dakar doit mettre en œuvre des “mesures correctives résolues”. La transparence sur la dette et les finances publiques est exigée. Le gouvernement sénégalais doit aussi obtenir des garanties de financement de ses partenaires.

Un tournant pour les finances publiques

Le nouveau programme vise à restaurer la viabilité de la dette . Le déficit budgétaire de 2023 avait été révisé de 4,9 % à 12,3 % du PIB . La dette publique, initialement annoncée à 73,6 %, a été réévaluée à 99,67 % du PIB . Dakar accepte désormais de restructurer sa dette dans le cadre du G20. L’économie sénégalaise a affiché une croissance de 6,7 % en 2025 . Cette performance est portée par la production pétrolière . Hors hydrocarbures, la croissance reste modeste. L’accord avec le FMI devrait débloquer des financements de la Banque mondiale et de la BAD .

Aristide HAZOUME

Vous aimerez peut-être aussi

économie

Elon Musk pulvérise tous les records : l’IA et la tech propulsent les ultra-riches vers des sommets inédits

  Le patron de Tesla et SpaceX caracole en tête du classement annuel Forbes avec une fortune stratosphérique de 839
économie

Crise énergétique : L’AIE libère 400 millions de barils

  Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Agence internationale de l’énergie (AIE)