Le gouvernement espagnol dénonce une campagne de désinformation orchestrée depuis la Russie et Israël. Ces manipulations viseraient à exacerber les tensions migratoires dans l’enclave de Ceuta. Madrid a débloqué 309 millions d’euros pour répondre à la crise.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a mis en cause lundi des “réseaux sociaux liés à la Russie et à Israël”. Il les accuse d’avoir amplifié la désinformation lors de la crise migratoire de Ceuta. L’objectif serait de “diviser l’Europe et la société espagnole”. Selon Sánchez, un arrêt de la Cour suprême a été déformé sur les réseaux sociaux . Une fausse information affirmait que les migrants entrant à la nage ne pouvaient être expulsés. Cette rumeur a contribué à l’afflux massif des 30 et 31 juillet.
Des “évidences” mais aucune preuve fournie
La ministre Elma Saiz affirme disposer de “rapports internes du ministère des Affaires étrangères”. La Commission européenne aurait identifié la Russie comme un “foyer de désinformation”. Madrid écarte toute implication du Maroc dans la crise. Moscou a réagi avec fermeté. La porte-parole Maria Zakharova exige des “faits concrets” et dénonce des “accusations sans preuves”. Le Kremlin nie toute implication. Le gouvernement a approuvé mardi un plan de soutien exceptionnel. L’enveloppe de 309 millions d’euros représente 16 % du PIB de la ville . Les fonds seront répartis entre la sécurité, les services publics et les aides aux entreprises.
Aristide HAZOUME