En marge du 25e sommet de l’OCS, le président iranien Massoud Pezeshkian multiplie les rencontres diplomatiques. Il cherche à obtenir le soutien de Moscou face aux États-Unis, alors que Téhéran tend aussi la main à Washington.
À Bichkek, au Kirghizistan, les chefs d’État de Russie, de Chine, d’Iran et d’Inde sont réunis depuis lundi 31 août. L’OCS célèbre ses 25 ans et affiche son ambition de contrer l’hégémonie américaine . Les échanges bilatéraux ont débuté dès la veille du sommet officiel. Le président iranien Massoud Pezeshkian a rencontré le Premier ministre indien Narendra Modi. Il s’agit de leur premier entretien depuis le début du conflit .
L’Iran mise sur l’alliance stratégique avec Moscou
Mardi 1er septembre, Pezeshkian doit s’entretenir avec Vladimir Poutine. L’Iran et la Russie partagent un objectif commun : s’affranchir de l’influence occidentale . Un accord de partenariat stratégique global lie désormais les deux pays . Téhéran compte sur Moscou pour préserver son influence en Asie centrale. « La Russie doit garder son influence dans l’ancien espace soviétique », explique Clément Therme, chercheur à l’Ifri . Mais Pezeshkian a également tendu la main aux États-Unis. Il a promis que Téhéran reprendrait ses engagements si Washington revenait au protocole d’accord signé en juin .
Poutine affiche ses soutiens face à l’Occident
Vladimir Poutine a neuf rencontres bilatérales prévues . Lundi soir, il a salué les relations avec la Chine. « La coopération stratégique entre Pékin et Moscou constitue un modèle », a-t-il déclaré . Les deux dirigeants ont discuté de la construction d’un gazoduc reliant la Russie à la Chine. Un projet vieux de vingt ans, actuellement au point mort .
Le président russe doit aussi rencontrer Recep Tayyip Erdogan, qui proposerait une médiation sur l’Ukraine . Enfin, les Premiers ministres arménien et azerbaïdjanais se sont retrouvés, un an après la fin de quarante ans de guerre . L’OCS rassemble dix États membres et quinze partenaires de dialogue . Elle se présente comme une plateforme pour promouvoir un monde multipolaire .
Aristide HAZOUME