Le Zimbabwe et la société australienne Invictus Energy ont signé un accord stratégique dans le secteur pétrolier et gazier, mercredi. Ce partenariat porte sur le projet gazier de Cabora Bassa, dans le nord du pays. Harare entend ainsi accélérer l’exploitation de ses ressources énergétiques et attirer davantage d’investissements internationaux.
Harare valide un accord énergétique stratégique
La cérémonie officielle s’est déroulée mercredi dans la capitale zimbabwéenne. L’accord, un contrat de partage de production pétrolière, a été signé entre le gouvernement et Geo Associates, une entreprise majoritairement détenue par Invictus Energy. Plusieurs membres du gouvernement ont assisté à la signature, dont le ministre des Finances, Mthuli Ncube. Le directeur général d’Invictus Energy, Scott Macmillan, a détaillé le fonctionnement du contrat. Selon lui, le modèle adopté est hybride et flexible : l’État pourra choisir entre des revenus financiers ou une partie du gaz produit. L’entreprise australienne prépare désormais un nouveau forage exploratoire stratégique, le puits Musuma-1, qui devrait être lancé durant le second semestre 2026.

Le projet Cabora Bassa suscite d’importants espoirs économiques
Invictus estime que le puits Musuma-1 possède un potentiel énergétique considérable. Les prévisions évoquent 1 200 milliards de pieds cubes de gaz, ainsi que 73 millions de barils de condensats récupérables. Ces ressources pourraient transformer le secteur énergétique zimbabwéen. En 2023, Invictus avait déjà annoncé des découvertes majeures sur le site de Mukuyu, renforçant les ambitions énergétiques nationales. Le gouvernement zimbabwéen veut désormais développer une nouvelle industrie gazière intérieure pour réduire sa dépendance énergétique régionale.
Le ministre des Finances, Mthuli Ncube, a salué un accord historique pour l’économie nationale, évoquant une exploitation durable des ressources naturelles. Les autorités espèrent attirer davantage d’investisseurs étrangers dans le secteur énergétique, alors que plusieurs projets miniers et gaziers progressent actuellement au Zimbabwe.
Aristide HAZOUME