Les électeurs de Djibouti sont appelés aux urnes ce vendredi 10 avril pour élire leur président dans un climat marqué par l’absence de suspense. Au pouvoir depuis 1999, Ismaïl Omar Guelleh brigue un sixième mandat, rendu possible par une réforme constitutionnelle adoptée en 2010 supprimant la limite d’âge pour les candidats.
Face à lui, un seul adversaire : Mohamed Farah Samatar, ancien allié du pouvoir devenu opposant, mais dont le parti ne dispose d’aucune représentation au Parlement. Cette configuration alimente les critiques d’une opposition traditionnelle marginalisée, certains dénonçant une élection jouée d’avance et appelant au boycott. Des figures comme Daher Ahmed Farah n’ont d’ailleurs pas été autorisées à se présenter.
Sur le plan économique, Djibouti mise sur sa position stratégique au cœur des routes maritimes mondiales. Son économie repose largement sur ses infrastructures portuaires, essentielles pour les échanges de l’Éthiopie, pays enclavé. Cette dépendance, combinée à un endettement important notamment envers la Chine souligne les défis à venir. Dans ce contexte, le président sortant met en avant la stabilité, tandis que son rival promet une rupture axée sur l’éducation et l’économie.
Aristide HAZOUME