Au Kenya, la hausse des prix du carburant suscite une vive colère. Les tarifs de l’essence et du diesel ont augmenté la semaine dernière.
Selon les autorités, cette hausse découle du renchérissement des importations. Cependant, elle accentue la pression sur le coût de la vie. Pour limiter l’impact, le gouvernement a réduit la TVA sur le carburant : celle-ci passe de 16 % à 8 % pour une période de trois mois. Malgré cette mesure, les prix restent élevés à la pompe. Ainsi, le mécontentement s’intensifie dans plusieurs villes.
Les transporteurs fortement touchés
À Nairobi, les conducteurs de moto-taxis subissent une baisse de revenus. Les clients refusent souvent de payer les hausses tarifaires. Par conséquent, les bénéfices des conducteurs diminuent considérablement. Cette situation fragilise leur activité quotidienne. De plus, les matatus augmentent également leurs tarifs. Ces bus privés représentent un moyen essentiel de transport urbain. Les usagers constatent une hausse immédiate des coûts de déplacement. Cela complique davantage leur budget quotidien.
Une pression accrue sur les ménages
La hausse du carburant impacte directement les prix alimentaires. Les ménages modestes peinent à couvrir leurs dépenses essentielles. Ainsi, la situation alimente une frustration sociale croissante. Les travailleurs précaires sont les plus touchés. Malgré la baisse de la TVA, les critiques persistent. Plusieurs citoyens demandent des mesures plus fortes. Ils réclament une réduction globale des taxes sur le carburant. Leurs seul souhait c’est également une stabilisation rapide des prix.
Des appels à manifester
Face à cette situation, des appels à manifester circulent en ligne. Une mobilisation est prévue pour le 21 avril 2026. Ces initiatives visent à dénoncer la hausse des prix. Elles traduisent une colère grandissante dans la population. À ce stade, aucune évolution majeure n’est observée. Les prix restent élevés malgré les mesures annoncées. Ainsi, la tension sociale demeure forte dans le pays.
Aristide HAZOUME