Société

Coupe du monde 2026 : L’Italie proposée à la place de l’Iran par un conseiller de Trump

C’est une petite phrase qui a fait le tour des rédactions sportives. Paolo Zampolli, proche conseiller de Donald Trump, a officiellement proposé que l’Italie remplace l’Iran à la prochaine Coupe du monde. Une idée jugée fantasque par les instances, mais qui alimente les tensions entre sport et diplomatie.

Un homme d’affaires italo-américain au cœur de la polémique

Paolo Zampolli n’est pas un inconnu. Cet agent immobilier basé à New York entretient des liens étroits avec l’entourage trumpiste. C’est lui-même qui a révélé avoir transmis sa proposition à la FIFA, arguant que « l’histoire du football italien justifierait une place exceptionnelle ». Il précise également avoir évoqué le sujet auprès de la Maison-Blanche, sans toutefois obtenir de réponse formelle. Les médias internationaux, dont certains ont vérifié ses déclarations, confirment l’existence de cette démarche, mais aucun engagement officiel n’en a découlé.

La Squadra Azzurra : une absente de prestige en quête de retour

L’Italie traverse une crise sportive inédite. Après avoir manqué les Mondiaux 2018 et 2022, la sélection transalpine est en passe de rater également celui de 2026 – sa qualification n’est pas acquise à l’issue des éliminatoires. Pour Zampolli, une telle absence est « inacceptable » pour une quadruple championne du monde. Sa proposition vise donc à créer un précédent : remplacer un pays qualifié (l’Iran) par une grande nation du football pour des raisons d’audience, de tradition et de légitimité sportive. Un argument que beaucoup jugent contraire à l’éthique de la compétition.

Pas de décision FIFA, mais un débat désormais lancé

L’instance internationale du football a été claire : aucun changement du tableau des équipes n’est à l’ordre du jour. L’Iran reste officiellement engagé, et la FIFA n’a pas compétence pour exclure une fédération sur la base de pressions politiques extérieures. Pourtant, la simple évocation de cette hypothèse par un proche de Donald Trump suffit à créer une onde de choc. Certains y voient une manœuvre médiatique, d’autres une tentative de tester les limites des règlements. Quoi qu’il en soit, le débat sur l’ingérence politique dans le sport en sort ravivé – et il est loin d’être clos.

Aristide HAZOUME 

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