Politique

Sahara occidental : Washington appelle à une solution politique rapide

Les États-Unis ont réaffirmé leur position sur le dossier du Sahara occidental lors d’une visite diplomatique à Rabat, appelant à une résolution politique « rapide et durable » d’un conflit qui perdure depuis 1975.

Une diplomatie américaine constante depuis 2020

Le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, s’est entretenu avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Leurs discussions ont porté sur le Sahara occidental et la stabilité régionale. Washington confirme ainsi son soutien à la souveraineté du Maroc sur ce territoire, une position adoptée en 2020 sous l’administration Trump et maintenue depuis. Les États-Unis encouragent une issue politique fondée sur le réalisme, estimant que le conflit ne peut plus se prolonger indéfiniment. Ce dossier est suivi dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Un conflit gelé entre autonomie élargie et référendum

Le Maroc défend une initiative d’autonomie élargie, qui prévoit une gestion locale des affaires économiques et sociales tout en conservant les compétences stratégiques essentielles. De son côté, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, continue de réclamer un référendum d’autodétermination, considéré comme la seule option légitime. L’ONU poursuit ses efforts de médiation et appelle régulièrement les parties à reprendre le dialogue politique, mais les négociations restent au point mort. Depuis 2020, les tensions ont repris après la rupture du cessez-le-feu, et la situation sécuritaire demeure fragile dans certaines zones du territoire contesté.

La reconnaissance américaine annoncée sous Donald Trump a renforcé la position marocaine et relancé la dynamique diplomatique autour du dossier. Rabat intensifie son lobbying international : plusieurs pays ont depuis exprimé un soutien accru à l’initiative marocaine, même si le débat reste ouvert au niveau multilatéral. Enfin, Washington insiste sur la nécessité d’une solution définitive et négociée pour sortir d’un conflit prolongé et régionalisé. Le Sahara occidental demeure ainsi un enjeu central de la diplomatie maghrébine.

Aristide HAZOUME 

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