Le Mali a rendu un hommage solennel au général Sadio Camara, jeudi 30 avril 2026, à Bamako. Le ministre de la Défense a été tué le 25 avril lors d’attaques coordonnées contre plusieurs sites stratégiques.
La cérémonie officielle, organisée sous étroite surveillance, s’est déroulée en présence du colonel Assimi Goïta, chef de l’État. Plusieurs milliers de personnes ont assisté à cet hommage, marqué par une profonde émotion. Le général Sadio Camara a péri dans une attaque ciblée à Kati, ville située à proximité immédiate de la capitale Bamako. Selon des sources sécuritaires, l’assaut a combiné une explosion et un assaut armé. Il a été attribué au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), tandis que le Front de libération de l’Azawad (FLA) aurait également participé à l’opération.
Une cérémonie empreinte d’émotion et de rigueur militaire
Le cercueil, drapé du drapeau national, a reçu les honneurs militaires. À titre posthume, le défunt a été élevé au rang de général d’armée. De nombreux témoignages ont salué son engagement au sein des forces armées maliennes. « Le baobab est tombé », a déclaré un intervenant, suscitant une vive émotion dans l’assistance. La dépouille a ensuite été transférée à Kati pour y être inhumée. Des délégations du Burkina Faso et du Niger, tous deux membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont assisté à la cérémonie. Un responsable burkinabè a promis de poursuivre la lutte contre les groupes armés, évoquant une « traque jusqu’aux derniers retranchements » des assaillants.
Une situation sécuritaire toujours préoccupante
Ces événements s’inscrivent dans une série d’attaques coordonnées ayant visé simultanément plusieurs positions militaires et localités maliennes. Les combats persistent dans certaines zones du territoire, et la situation sécuritaire demeure fragile malgré les opérations en cours. À Bamako, les autorités ont renforcé les dispositifs de sécurité ; la capitale reste sous étroite surveillance.
Aristide HAZOUME