Un forum international sur l’économie bleue réunit actuellement à Monaco les États insulaires africains. Ces différentes autorités réclament d’urgence de financements climatiques. Face à la montée des océans et à la vulnérabilité croissante de leurs territoires, les dirigeants appellent à des investissements durables et inclusifs.
Des États insulaires africains en première ligne
Les 28 et 29 mai 2026, Monaco accueille un forum dédié à l’économie bleue. Ce pendant, plusieurs représentants africains ont fait le déplacement pour alerter sur l’urgence climatique. Les discussions portent principalement sur le financement de l’adaptation, alors que la situation devient particulièrement préoccupante selon les experts. En mars 2026, la température moyenne des océans a atteint un niveau record, avoisinant les 21 °C, une hausse sans précédent depuis vingt ans. Les conséquences environnementales se multiplient : montée des eaux menaçant directement les territoires insulaires africains, perturbations de la biodiversité marine, et risques accrus pour les populations côtières.
Des appels à une mobilisation immédiate
Les autorités africaines exigent des réponses rapides et coordonnées. Le ministre mauricien Arvin Boolell a souligné que les petits États sont injustement exposés au réchauffement climatique, appelant à une mobilisation immédiate. Son homologue seychellois, Wallace Cosgrow, a rappelé que l’océan reste au cœur de la survie économique de son pays. Les deux responsables insistent sur la nécessité de financements durables et de projets validés avec les communautés locales, afin d’éviter des investissements sans réelle portée sociale.
Face à la baisse de l’aide publique internationale dénoncée par plusieurs participants, les États insulaires cherchent des mécanismes innovants. Le secteur privé est invité à jouer un rôle stratégique. L’objectif du forum de Monaco est de favoriser des partenariats internationaux pour accélérer les investissements dans une économie bleue africaine résiliente, protectrice des populations et des ressources marines.
Aristide HAZOUME