Le groupe public sud-africain Eskom a officiellement lancé sa nouvelle filiale dédiée aux énergies renouvelables. Mais, cette structure a pour mission de développer à grande échelle des projets solaires, éoliens et de stockage d’électricité. En plus, elle permet de soutenir la transition énergétique du pays et renforcer sa sécurité électrique.
Eskom Green : une filiale pour décarboner le mix électrique
Eskom, le fournisseur public d’électricité en Afrique du Sud, a franchi une étape clé dans sa stratégie de transformation. Ce mardi 09 juin 2026, l’entreprise a annoncé le lancement d’Eskom Green, une nouvelle entité qui portera le développement des énergies renouvelables à l’échelle industrielle. Dans un premier temps, Eskom Green opérera au sein d’Eskom Holdings, avant de devenir une filiale juridiquement indépendante dotée de son propre conseil d’administration. La structure ciblera en priorité les secteurs industriels et miniers, en proposant des contrats d’électricité renouvelable couplés à des solutions de stockage énergétique. Cette initiative s’inscrit dans la volonté d’Eskom de réduire progressivement sa dépendance au charbon, qui représente encore aujourd’hui la majeure partie de sa production électrique.
Objectif 32 GW d’énergies renouvelables d’ici 2040
Eskom Green s’inscrit dans une trajectoire ambitieuse : le groupe vise 32 gigawatts (GW) de capacités renouvelables (solaire, éolien, stockage) à l’horizon 2040. D’ici 2030, l’objectif intermédiaire est d’atteindre 6 GW d’électricité décarbonée. Plusieurs projets sont déjà en développement, dont certains implantés sur d’anciens sites charbonniers, dans une logique de reconversion industrielle et territoriale. Exemple concret : une centrale solaire de 75 MW est en construction dans la province du Free State. Elle devrait alimenter environ 60 000 foyers. Au total, dix-sept projets prioritaires ont été identifiés pour renforcer la sécurité énergétique nationale et accélérer la diversification du mix électrique sud-africain.
Financement et perspectives
Le financement initial d’Eskom Green est déjà sécurisé, grâce au programme d’infrastructures d’Eskom et à des ressources internes. À terme, la filiale pourra également ouvrir son capital à des investisseurs privés ou institutionnels, conformément aux orientations de la politique énergétique nationale. À travers cette nouvelle structure, l’Afrique du Sud confirme sa volonté de concilier lutte contre les coupures d’électricité, décarbonation et compétitivité industrielle.
Aristide HAZOUME