Les autorités israéliennes refoulent la journaliste Alice Froussard. RFI et Paris dénoncent une atteinte grave à la liberté de la presse.
Israël a annoncé le 11 juin l’expulsion d’Alice Froussard, journaliste française. Cette dernière couvre le conflit israélo-palestinien pour RFI et Radio France. Arrivée la veille à l’aéroport de Tel-Aviv, elle a été immédiatement refoulée. La décision a été confirmée par le ministre Amichaï Chikli. Il accuse la journaliste de soutenir le Hamas. L’intéressée disposait pourtant de toutes les autorisations requises, y compris un visa de presse.
RFI et Paris condamnent l’expulsion
RFI a immédiatement protesté dans un communiqué. La direction dénonce “une entrave à la liberté de la presse”. La radio publique précise n’avoir reçu aucune justification officielle. Paris a également réagi. “Nous regrettons cette décision”, a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay. La France rappelle son “soutien à la liberté de la presse”. Les autorités françaises se sont pleinement mobilisées pour assister leur consœur.
Reporters sans frontières (RSF) qualifie cette expulsion “d’injustifiable”. L’ONG dénonce une mesure “liberticide d’une extrême gravité”. Jonathan Dagher, responsable de RSF, craint un “verrouillage” de la Cisjordanie. Il rappelle qu’Israël impose un blocus médiatique à Gaza depuis près de trois ans. La Société des journalistes et l’association des correspondants de RFI ont également condamné l’expulsion. Ils saluent le travail précis d’Alice Froussard depuis six ans en Palestine. Plusieurs autres journalistes français et espagnols ont subi le même traitement récemment.
Aristide HAZOUME