La décision est tombée dimanche 26 juillet à Busan. Après vingt ans d’attente, les plages normandes obtiennent une reconnaissance universelle qui engage leur préservation.
Ce classement concerne cinq sites historiques sur 80 km de côtes. Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword Beach deviennent des biens de l’humanité. La Pointe du Hoc et le port artificiel d’Arromanches sont également inscrits . Pour les Normands, c’est l’aboutissement d’un « parcours du combattant » . Le projet a été freiné en 2008 par l’Unesco, qui refusait d’inscrire des champs de bataille . La candidature a été relancée en valorisant la libération de l’Europe et les valeurs de paix . Le président Hervé Morin parle d’une « obligation de résultat » pour protéger les vestiges menacés par l’érosion et la montée des eaux .
Retombées touristiques et défis
Le label pourrait générer une hausse de 15 à 20 % de fréquentation, selon l’Unesco . Les professionnels du secteur espèrent cet afflux, bien que certains habitants redoutent un « surtourisme » et une « disneylandisation » des plages . Le directeur du musée d’Arromanches souhaite étendre la saison touristique pour mieux absorber les visiteurs . L’inscription n’apporte aucun financement direct, mais impose des règles strictes d’urbanisme . La France compte désormais 56 biens classés à l’Unesco .
Aristide HAZOUME