Une vague de boue et de débris a ravagé le Népal le 26 août. Déclenchée par une avalanche de glace, elle a fait au moins 168 morts et des milliers de disparus. Les secours s’organisent alors qu’un risque de nouvelle catastrophe plane.
La catastrophe a frappé le district de Rasuwa vers 8 h 40, après qu’un bloc de glace et de roches a obstrué un affluent près de la frontière tibétaine. Ce barrage naturel a cédé, libérant une déferlante dans la vallée de la Trishuli . L’événement a libéré une énergie estimée à 950 tonnes de TNT, et les secousses étaient équivalentes à un séisme de magnitude 5,2 . La zone n’avait connu aucune pluie, neutralisant les systèmes d’alerte traditionnels . Le niveau de la rivière Trishuli a grimpé de 9 mètres en seulement 30 minutes .
Les localités de Rasuwagadhi, Timure et Syabrubesi sont dévastées. Routes, ponts et marchés ont été emportés. La centrale hydroélectrique de Langtang Khola a été détruite . Environ 40 km de routes ont été endommagés, coupant l’axe vital Katmandou-Kerung .
Le bilan humain et les opérations de secours
Le bilan est lourd. On dénombre au moins 168 morts, mais des milliers de personnes sont portées disparues des deux côtés de la frontière . Des employés de l’hydroélectricité, des forces de sécurité et des touristes figurent parmi les victimes . Le gouvernement a déclaré les districts de Rasuwa, Nuwakot et Dhading zones de crise. L’armée, la police et des hélicoptères sont déployés pour les opérations de sauvetage . Les proches des disparus se rassemblent à l’hôpital Bir de Katmandou, dans l’attente de nouvelles . Les mauvaises conditions météo et l’instabilité des pentes entravent les secours .
Un risque de nouvelle catastrophe
Les experts de l’ICIMOD mettent en garde contre un risque secondaire. Les débris pourraient former un nouveau barrage naturel et provoquer une nouvelle crue meurtrière . Un précédent identique s’était produit dans la même région en août 2025 .
Aristide HAZOUME