Stockholm a officiellement mis fin lundi à ses programmes d’aide bilatérale envers quatre pays africains. Une décision justifiée par des “priorités sécuritaires” en Europe. Le Liberia et le Zimbabwe perdent également leur ambassade suédoise.
La Suède a exécuté sa menace. Annoncée en décembre dernier, la fin de la coopération bilatérale est entrée en vigueur le 31 août . La Tanzanie, le Mozambique, le Zimbabwe et le Liberia sont concernés, ainsi que la Bolivie en Amérique du Sud . “Cette décision n’a pas été prise à la légère”, a affirmé Stockholm dans un communiqué. Elle résulte d’une “réduction des crédits alloués à la coopération” et de “nouveaux défis de politique de sécurité dans notre voisinage immédiat”.
L’Ukraine, priorité absolue de Stockholm
Le gouvernement suédois a clairement justifié ce désengagement. L’aide à l’Ukraine, en guerre contre la Russie, est devenue sa priorité numéro un . Le ministre Benjamin Dousa assume des “choix de priorités difficiles” face à un “moment crucial de l’histoire de l’Europe” . Le royaume scandinave entend dégager environ 2 milliards de couronnes suédoises (plus de 200 millions de dollars) dès 2026 . Il s’agit de financer le soutien à Kiev, notamment pour la reconstruction des infrastructures énergétiques .
Des ambassades ferment à Monrovia et Harare
Le retrait suédois est aussi diplomatique. Les ambassades de Monrovia (Liberia) et Harare (Zimbabwe) ont fermé leurs portes lundi . Leurs activités cesseront définitivement en octobre . Celle de Monrovia représentait aussi la Suède en Sierra Leone. Celle de Harare couvrait le Malawi et Maurice. Stockholm affirme que cette décision “n’est en aucun cas liée à des politiques ou événements” dans ces pays . L’aide humanitaire d’urgence n’est pas concernée et les relations diplomatiques seront maintenues par d’autres canaux .
Aristide HAZOUME