La Progressive Transport Owners Association (PROTOA) menace de retirer ses véhicules de la circulation dès ce lundi 21 septembre 2026. Le Ghana Private Road Transport Union (GPRTU) se désolidarise de ce mouvement. Il réclame pour sa part une hausse de 30 % des tarifs.
PROTOA justifie son action par la flambée des coûts. Les pièces détachées, l’entretien, les taxes et les charges d’importation pèsent lourdement. Le porte-parole Samuel Adu-Yeboah cite des exemples frappants. Un moteur de Toyota Yaris est passé de 12 000 à 25 000 cedis depuis 2024. Celui d’un Sprinter a bondi de 25 000 à 45 000 cedis. PROTOA avait pourtant laissé la porte ouverte à des négociations avant l’échéance. Le ministère des Transports n’a pas répondu à ses appels. Le front des transporteurs reste divisé. Le GPRTU refuse la grève et privilégie le dialogue. Le syndicat réclame une hausse de 30 % des tarifs. Il invoque la hausse du carburant, des lubrifiants, de l’assurance et des frais administratifs. Un comité conjoint avec le ministère doit rendre son rapport avant toute décision.
Le gouvernement appelle à la retenue
Le directeur général de la NPA, Godwin Edudzi Tamakloe, s’est exprimé sur Joy News. La hausse générale des tarifs a été mise en suspens après les discussions. Il dénonce toutefois des opérateurs appliquant déjà des augmentations arbitraires. Le gouvernement appelle les transporteurs à absorber une partie des coûts. Depuis le 16 septembre, le prix plancher de l’essence est fixé à 16 cedis le litre et celui du diesel à 16,77 cedis. Les tarifs approuvés restent en vigueur jusqu’à l’issue des consultations.
Aristide HAZOUME