Politique

Argentine : 700 animaux marins venus du Kenya saisis

Les autorités argentines ont saisi plus de 700 animaux marins exotiques à l’aéroport international d’Ezeiza, près de Buenos Aires. Mais, la cargaison, qui provenait du Kenya, était destinée au marché des aquariums privés. Cette opération relance les inquiétudes sur le trafic mondial d’espèces sauvages.

Plus de 700 animaux marins découverts à Ezeiza

Les douanes argentines ont intercepté une importante cargaison animale à l’aéroport d’Ezeiza, dans la banlieue de Buenos Aires. Les animaux, originaires du Kenya, avaient voyagé pendant près de 120 heures. Parmi les espèces saisies figuraient des poissons chirurgiens, des poissons-globes, des poissons scorpions, des poulpes, des crabes ainsi que plusieurs étoiles de mer. Les agents ont constaté que les animaux étaient enfermés dans des sacs plastiques individuels, eux-mêmes empilés dans des boîtes hermétiques. Les autorités dénoncent des conditions de transport extrêmement dangereuses. Selon les enquêteurs, une grande partie des animaux est morte durant le trajet, et les survivants présentaient des signes graves de stress biologique. La douane argentine a confirmé la saisie dans un communiqué officiel, précisant que ce trafic était destiné au marché des aquariums privés.

Le trafic d’espèces sauvages inquiète les experts

Les animaux survivants ont été transférés à la Fondation Temaikén, une organisation argentine de protection de la faune sauvage. Des vétérinaires spécialisés ont pris en charge les espèces marines tropicales : des bassins filtrés et chauffés ont été installés, et certains animaux ont nécessité une réadaptation progressive à l’eau salée. Les biologistes surveillent désormais leur état sanitaire quotidiennement.

Les experts alertent sur l’augmentation du commerce illégal d’animaux exotiques. Plusieurs réseaux ciblent le marché international des aquariums décoratifs. Cette affaire constitue déjà la troisième saisie similaire enregistrée cette année en Argentine. Les contrôles ont été renforcés à l’aéroport international de Buenos Aires. Selon les organisations internationales, le trafic d’animaux sauvages reste extrêmement lucratif et figure parmi les plus grandes activités criminelles mondiales. Les défenseurs de l’environnement dénoncent une menace directe pour la biodiversité marine, déjà fragilisée par le changement climatique et la surpêche.

Aristide HAZOUME

Vous aimerez peut-être aussi

Politique

Succession en Iran: Mojtaba Khamenei, un héritier à la tête de la République islamique

  Le fils du défunt Guide suprême Ali Khamenei a été nommé à la tête de l’Iran, marquant une continuité
Politique

Ghana – Liban : tension diplomatique

  Le Ghana a saisi l’ONU après l’agression contre une position de la Finul, faisant deux blessés graves parmi ses