Le FBI a officiellement remis 48 objets anciens à l’Égypte lors d’une cérémonie vendredi à Los Angeles. Le trafiquant présumé est décédé, mais l’enquête se poursuit.
La collection comprend des figurines sculptées, des amulettes et des objets funéraires. Ces pièces couvrent les périodes pharaonique, romaine et copte. Le FBI a confirmé que toutes provenaient illicitement d’Égypte. Le propriétaire récent des objets a contacté le FBI après des recherches. L’analyse n’a trouvé aucune trace de sortie légale du territoire égyptien. Patrick Grandy, responsable du bureau du FBI à Los Angeles, a supervisé la restitution .
Le trafiquant présumé est décédé, l’enquête reste ouverte
Le suspect principal est mort, selon les autorités américaines . Le FBI cherche encore à identifier d’éventuels complices . Les enquêteurs pensent que d’autres antiquités pourraient circuler illégalement . L’affaire demeure active. Le bureau du FBI à Los Angeles abrite deux agents de l’Art Crime Team. Cette unité, créée en 2004, a récupéré plus de 20 000 objets. Leur valeur totale dépasse le milliard de dollars .
Une coopération culturelle renforcée entre les deux pays
Le consul général d’Égypte, Hossam Eldeen Aly, a salué cette restitution . “Ces objets font partie intégrante de l’histoire et du patrimoine égyptien”, a-t-il déclaré . L’Égypte aspire à une coopération bilatérale renforcée. Les États-Unis et l’Égypte ont signé un accord en 2016. Ce texte restreint l’importation de certains biens culturels égyptiens . Il crée un cadre pour identifier et retourner les objets trafiqués. Ces dix dernières années, les autorités américaines ont rendu plus de 5 000 artefacts à l’Égypte . Ce trafic alimente des organisations criminelles transnationales . Il menace aussi l’intégrité du marché de l’art américain .
Aristide HAZOUME