Les autorités sud-africaines ont intercepté près d’un milliard de rands de stupéfiants au poste-frontière de Beitbridge, entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. Ce pendant, trois suspects étrangers ont été arrêtés. Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un vaste réseau criminel régional.
Plus de 700 kilos de méthaqualone saisis
Les autorités sud-africaines ont annoncé, ce jeudi 28 mai 2026, une importante saisie de drogue. Mais, cette opération a été réalisée la veille au poste-frontière de Beitbridge, dans la province du Limpopo. Ainsi, le camion, qui venait du Malawi, transitait par le Zimbabwe avant d’entrer en Afrique du Sud. Les agents frontaliers ont intercepté le véhicule mercredi. Puis, ils ont procédé à une inspection renforcée. Les scanners de sécurité ont détecté des substances suspectes dans le chargement. Les forces de l’ordre ont alors démonté le camion pendant huit heures. Elles y ont découvert 713 kilogrammes de méthaqualone, une substance utilisée pour fabriquer le Mandrax, une drogue toujours très consommée en Afrique australe.
La cargaison est estimée à 998,2 millions de rands, soit environ 61 millions de dollars. Trois suspects ont été arrêtés : deux ressortissants malawites et un Zambien. Ils sont actuellement détenus au commissariat de Musina. Les unités cynophiles de la police sud-africaine ont participé aux investigations, tandis que les Hawks l’unité spécialisée dans la lutte contre le crime organisé poursuivent l’enquête.
Crainte de réseaux criminels transnationaux
Les autorités sud-africaines cherchent désormais à identifier la destination finale de la cargaison et à établir d’éventuels liens avec des organisations criminelles internationales. Le commissaire de la Border Management Authority, Michael Masiapato, a salué une opération qui prouve, selon lui, que les frontières sud-africaines restent sous surveillance renforcée. Le ministre sud-africain Leon Schreiber a qualifié l’opération d’« historique », affirmant qu’elle figure parmi les plus importantes jamais réalisées dans le pays. Cette affaire relance les inquiétudes sécuritaires en Afrique australe. Depuis deux ans, plusieurs laboratoires clandestins ont été démantelés en Afrique du Sud. Les autorités soupçonnent une implantation progressive de réseaux internationaux dans la région certains dossiers impliquant déjàe des ressortissants mexicains liés au trafic de stupéfiants.
Aristide HAZOUME