La crise migratoire à Ceuta fragilise le Parti populaire espagnol. L’extrême droite profite politiquement de cette situation.
Plus de 70 000 personnes sont entrées illégalement depuis le Maroc. Des milliers de migrants restent encore présents dans l’enclave. Le gouvernement prévoit d’accueillir 1 800 personnes dans de nouveaux centres. Au moins 2 500 mineurs non accompagnés demeurent sur le territoire espagnol. Un sondage 40dB, publié par le Financial Times, alarme la droite traditionnelle. Vox est désormais jugé le parti le plus crédible sur l’immigration. Vingt-sept pour cent des Espagnols font confiance à Santiago Abascal. Le Parti populaire n’obtient que 13,9 % sur ce thème précis. Le PP reste pourtant en tête des intentions de vote générales. Des dirigeants locaux redoutent un basculement de leur électorat vers Vox. Vox réclame l’expulsion immédiate de tous les migrants présents. Le parti exige aussi des mesures fermes contre le Maroc.
Le gouvernement Sánchez mise sur la transparence
Le Parti populaire suit certaines revendications avec un temps de retard. Cette stratégie inquiète plusieurs cadres locaux du parti conservateur. Le Premier ministre Pedro Sánchez se pose en dernier rempart. Il avait déjà utilisé cet argument lors des élections de 2023. Son gouvernement fait face à une impopularité croissante cet été. Plusieurs affaires de corruption fragilisent également l’exécutif socialiste. Madrid a décidé de déclassifier des documents internes sensibles. Ces rapports de police couvrent la période du 1er juillet au 1er août. Cette démarche vise à répondre aux critiques de l’opposition. Les élections législatives sont attendues au printemps prochain. La crise de Ceuta continue de dominer le débat politique espagnol.
Aristide HAZOUME