L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a été placée en garde à vue ce jeudi 02 Avruil 2026 à Paris. Elle est membre de La France insoumise (LFI). La procédure vise une enquête pour apologie du terrorisme. Elle fait suite à un tweet publié fin mars. Ce tweet a depuis été supprimé. Il faisait référence à Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise. Okamoto avait été condamné pour son rôle dans un attentat en 1972. L’attaque avait eu lieu à l’aéroport de Lod, en Israël. Elle avait fait 26 morts et plusieurs dizaines de blessés.
La garde à vue a été possible sans levée de son immunité parlementaire. Il s’agissait d’une enquête de flagrance. La députée a quitté les locaux de la police judiciaire jeudi soir. Elle a été convoquée devant le tribunal correctionnel le 7 juillet 2026. Elle devra répondre des faits d’apologie du terrorisme commise en ligne. Lors de sa convocation, les forces de l’ordre ont découvert de petites quantités de drogues dans son sac. Il s’agissait notamment de CBD et de 3MMC, une drogue de synthèse. Le parquet a précisé que ces éléments feront l’objet d’une procédure distincte. Elle sera indépendante de l’affaire liée au tweet.
Réactions politiques
La garde à vue a déclenché de vives réactions. L’entourage de Rima Hassan dénonce un « harcèlement judiciaire ». Des figures de LFI l’accusent de vouloir faire taire les voix en faveur des droits du peuple palestinien. Jean-Luc Mélenchon et ses proches parlent de criminalisation des opposants. Ils évoquent aussi une pression politique.
À l’inverse, certains responsables politiques réclament la levée de son immunité parlementaire. C’est notamment le cas à l’extrême droite. Ils veulent permettre des poursuites plus étendues. Le député Matthias Renault (RN) est à l’origine de la saisine du procureur. Il avait signalé le tweet à l’autorité judiciaire.
Un contexte judiciaire sensible
Rima Hassan est déjà ciblée depuis fin 2023 par une enquête. Des propos jugés favorables au Hamas sont en cause. Cela fait suite à l’attaque du 7 octobre 2023. Cette nouvelle garde à vue s’inscrit dans un contexte déjà tendu. Elle alimente le débat sur l’immunité parlementaire. Elle relance aussi les discussions sur la liberté d’expression et la sécurité nationale en France.
Aristide HAZOUME