Emmanuel Macron s’est adressé à la nation dimanche 18 octobre. Il a distingué les manifestants pacifiques des groupes violents. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé sa démission. Le président l’a refusée. Les gilets jaunes annoncent un « acte II » le 24 octobre.
Le président de la République a pris la parole dimanche soir. Il a reconnu des revendications légitimes sur le coût de la vie. « Rien ne justifie les violences », a-t-il déclaré. Il a promis que « ceux qui ont détruit doivent payer ». Les commerçants touchés « ne seront pas laissés seuls », a-t-il assuré. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté sa démission. Emmanuel Macron l’a refusée. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait de même. « J’ai présenté ma démission car je suis responsable de tout ce qui s’est passé », a-t-il expliqué sur France Inter. Le chef de l’État l’a maintenu en poste. Il invoque « la nécessité d’un commandement continu des forces de l’ordre ». Il a aussi reconnu des « défaillances d’anticipation et de renseignements ».
Une réponse politique et sécuritaire
Le Premier ministre doit réunir les partis, les syndicats et les collectivités. Objectif : bâtir des « propositions concrètes ». Une cellule interministérielle de crise s’est tenue lundi. Elle porte sur trois volets : « économie-commerce », « assurances » et « suivi judiciaire ». Des couvre-feux localisés ont été demandés aux préfets. Des mesures de chômage partiel sont prévues pour les commerces touchés.
La contestation se poursuit
La coordination des gilets jaunes a annoncé un « acte II » pour samedi 24 octobre. Une carte des mobilisations est déjà en ligne. Lundi matin, le Louvre a été bloqué par des étudiants. Ils expriment leur « soutien » aux lycéens et dénoncent « la répression policière ». Le musée n’a pas pu ouvrir à 9h.
Aristide HAZOUME