La reprise massive des frappes de drones ce lundi, sitôt la trêve pascale achevée, a suscité une vague de réactions au sein de la communauté internationale, entre condamnation des violations et appels à une issue diplomatique.
L’ONU déplore un rendez-vous manqué : Les Nations unies ont exprimé leur vive inquiétude face à la reprise immédiate des hostilités. Les représentants de l’organisation regrettent que ce bref instant de recueillement religieux n’ait pas permis d’amorcer une désescalade durable, pointant du doigt l’impact dévastateur des drones sur les infrastructures civiles.
Fermeté du camp occidental : La France et l’Union européenne ont réaffirmé leur soutien “indéfectible” à Kiev. Paris a notamment dénoncé le “caractère systématique” des frappes russes durant le week-end, estimant que Moscou utilise les pauses symboliques uniquement pour réorganiser ses vecteurs d’attaque.
Prudence américaine : Washington suit de près l’évolution technologique du conflit. Des sources diplomatiques américaines évoquent la préparation de nouvelles initiatives pour l’été 2026, tout en soulignant que la reprise des attaques nocturnes démontre l’absence totale de volonté de dialogue de la part du Kremlin à ce stade.
La médiation sous pression : Les pays tiers, qui espéraient que cette trêve de 32 heures serve de test pour de futurs corridors humanitaires, constatent l’impossibilité de garantir un cessez-le-feu, même limité, sans un mécanisme de surveillance international indépendant.
Aristide HAZOUME