Le premier ministre britannique tient bon. Plus de 90 députés et six membres du gouvernement réclament son départ. Les élections locales catastrophiques et l’affaire Epstein fragilisent Keir Starmer. Mais le chef travailliste s’accroche à son poste.
Discours du roi sous tension politique
Ce mercredi 13 mai, Charles III prononce son discours annuel. La cérémonie solennelle ouvre l’année parlementaire. Normalement, c’est un moment de stabilité. Cette fois, l’ambiance est électrique pour Starmer. Le scrutin local du 7 mai a été désastreux pour le Labour. Les scandales liés à l’affaire Epstein s’accumulent. Une véritable rébellion gronde à Westminster. Selon plusieurs sources parlementaires, plus de 90 députés travaillistes appellent à la démission. Cela suffirait à déclencher une élection interne. Encore faudrait-il un candidat déclaré. Une demi-douzaine de ministres ont déjà quitté le gouvernement.
Starmer résiste, ses alliés contre-attaquent
Mardi 12 mai, le conseil des ministres semblait calamiteux. Pourtant, les fidèles du Premier ministre se sont succédé devant Downing Street. Le message était clair : aucune démission envisagée. Le soir même, une lettre confidentielle a circulé. Plus de cent députés travaillistes l’ont signée. Son message : « Ce n’est pas le moment pour une élection interne. » Les noms des signataires n’ont pas été révélés. Une opération de soutien discrète mais calculée. Le discours du roi offre une trêve médiatique. Mais elle sera brève. Dès jeudi 14 mai, le Parlement reprend ses travaux. Les hostilités politiques devraient alors reprendre de plus belle.
Aristide HAZOUME