Téhéran a annoncé la découverte de réserves massives de gaz naturel dans la province du Fars. Le ministre du Pétrole a dévoilé des chiffres impressionnants. Cette annonce intervient alors que le pays subit d’importantes sanctions et que la guerre endommage ses infrastructures énergétiques.
L’Iran a annoncé dimanche la découverte d’un important gisement de gaz naturel dans la province méridionale du Fars. Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a déclaré à la télévision d’État que ce gisement contient plus de 7 500 milliards de pieds cubes de gaz .
Des réserves exploitables de 5 700 milliards de pieds cubes
M. Paknejad a précisé qu’environ 5 700 milliards de pieds cubes pourraient être extraits. Ce volume repose sur un taux de récupération estimé à plus de 72 % . Le ministre a souligné l’importance de cette découverte pour le pays. “Par la grâce de Dieu, nous avons pu enrichir le patrimoine national,” a-t-il déclaré . L’annonce ne précise pas le nom du gisement ni la date de début de production. Le ministre a indiqué que le gouvernement prévoit de développer le site “le plus rapidement possible” .
Un “gaz doux” qui réduit les coûts d’exploitation
Le ministre a mis en avant une caractéristique cruciale de cette découverte : il s’agit de “gaz doux” . Ce gaz est exempt d’hydrogène sulfuré et d’autres composés acides. Cette qualité permet de réduire les coûts de développement et d’exploitation . Le gisement contient également des quantités importantes de condensat de gaz. M. Paknejad a estimé la valeur de ces ressources à plusieurs dizaines de milliards de dollars .
Des défis majeurs pour l’exploitation
Cette annonce intervient dans un contexte géopolitique tendu. Les responsables iraniens affirment ne pas pouvoir exporter de pétrole en raison d’un blocus naval américain . Le pays possède les deuxièmes plus grandes réserves de gaz naturel au monde, mais manque de fonds pour les exploiter pleinement . Le secteur énergétique iranien a été durement touché par la guerre au Moyen-Orient. Les frappes américano-israéliennes ont endommagé des infrastructures gazières et des réservoirs de pétrole . Selon Bloomberg, toute nouvelle production ne serait pas possible avant plusieurs années .
Aristide HAZOUME