Les autorités marocaines renforcent la sécurité à Fnideq. Elles redoutent un nouvel assaut massif vers l’enclave espagnole de Ceuta.
Le Maroc se prépare à une possible réplique de la crise de fin juillet. Le ministère de l’Intérieur a annoncé des mesures pour contrer tout nouvel afflux. Des rumeurs sur les réseaux sociaux évoquent une ouverture de la frontière le 15 août. Cette date correspond à un jour férié en Espagne.
Fin juillet, environ 72.000 migrants sont entrés illégalement à Ceuta. La quasi-totalité a été renvoyée au Maroc. Environ 2.000 personnes, dont 1.000 mineurs, sont toujours sur place. Le bilan humain divise : 80 morts côté espagnol, 11 selon Rabat. L’Association marocaine des droits humains évoque 141 victimes.
Désinformation et poursuites judiciaires
Le ministre de l’Intérieur a promis des poursuites contre les auteurs des appels en ligne. Plusieurs suspects ont été interpellés. Les autorités dénoncent « l’exploitation malveillante » des réseaux sociaux. La Garde civile espagnole confirme une « campagne en ligne active ». Son ampleur reste difficile à quantifier.
Tensions diplomatiques persistantes
L’inertie supposée de Rabat lors de la première crise a été critiquée. Une ONG marocaine a réclamé une enquête indépendante. Le Maroc appelle l’Espagne à accélérer le retour des mineurs restés à Ceuta. La frontière entre Fnideq et Ceuta reste sous haute surveillance. L’issue dépendra des mesures préventives des deux pays.
Aristide HAZOUME