Un cessez-le-feu fragile existe entre les États-Unis et l’Iran. Il doit se concrétiser ce vendredi 10 avril. Des négociations ont lieu à Islamabad. Le Pakistan est l’hôte des discussions. Il joue un rôle central. D’autres pays participent à la médiation. La Chine en fait partie.
Pékin est le premier partenaire commercial de l’Iran. La Chine agit de manière discrète mais active. Selon des sources diplomatiques, elle a encouragé les parties à dialoguer. Elle travaille par l’intermédiaire d’alliés régionaux : Pakistan, Turquie, Égypte. La diplomatie chinoise a maintenu la communication entre tous. Elle a appelé publiquement à un cessez-le-feu et à des négociations pacifiques. « La Chine agit surtout en coulisses », note Didier Chaudet, géopolitologue. « Elle soutient la médiation sans se placer au premier plan. Elle protège ainsi son image diplomatique en cas d’échec ».
Les analystes soulignent un intérêt stratégique et économique. Pékin veut stabiliser la région. Ses entreprises et investissements dépendent de la sécurité du Moyen-Orient. Surtout pour l’énergie et les échanges avec l’Iran et ses voisins. Si la médiation réussit, la Chine pourra apparaître comme un acteur influent. Elle participera au maintien de la paix. Elle restera à distance de tout engagement militaire direct.
Aristide HAZOUME