Au Tchad, un militant du parti Les Transformateurs est décédé le 30 avril 2026 des suites de blessures par balle reçues la veille à N’Djamena. L’incident s’est produit près du siège du parti, alors que celui-ci célébrait son huitième anniversaire lors d’un rassemblement.
Selon les responsables du parti, des individus en civil circulant à bord de véhicules non identifiés ont ouvert le feu, d’après plusieurs témoignages. Trois autres militants ont été blessés lors de cette attaque. Par ailleurs, un responsable du parti a été brièvement enlevé, puis relâché.NFace à ces événements, Les Transformateurs réclament une enquête immédiate afin d’identifier les auteurs et de comprendre les circonstances exactes du drame. Le secrétaire général, le Dr Tog-Yeum Nagorngar, a dénoncé des actes violents survenus après un meeting qu’il qualifie de « calme et organisé ». Selon lui, aucun incident n’avait été signalé avant les tirs, ce qui l’amène à s’interroger sur les motivations des assaillants.
Un climat politique sous tension
Cet incident intervient dans un contexte politique sensible au Tchad, où les tensions restent vives entre l’opposition et le pouvoir en place. Le parti Les Transformateurs, l’une des principales forces d’opposition, mobilise régulièrement ses partisans autour de réformes politiques. Un message de son leader, Succès Masra, a été diffusé. Détenu depuis près d’un an à N’Djamena, il s’y déclareU prêt à dialoguer avec le pouvoir et évoque une possible collaboration avec Mahamat Idriss Déby. L’opposant avait été condamné en août 2025 à vingt ans de prison par la justice, qui l’a reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation liés aux violences de Mandakao survenues en mai 2025, lesquelles avaient causé la mort de plusieurs dizaines de personnes.
Une situation sécuritaire surveillée
À N’Djamena, la situation reste sous surveillance après ces tirs. Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’incident, mais plusieurs acteurs politiques ont lancé des appels à l’apaisement. La demande d’enquête pourrait relancer le débat sur la sécurité publique.
Aristide HAZOUME