La police sud-africaine a renforcé la sécurité autour de Kempton Park, près de Johannesburg. Sept corps de femmes ont été découverts en deux mois. Le président Cyril Ramaphosa promet que « rien ne sera négligé » pour retrouver les responsables.
La police sud-africaine a annoncé un renforcement des mesures de sécurité à Kempton Park, dans la banlieue nord-est de Johannesburg. Cette décision intervient après la découverte de sept corps de femmes en l’espace de deux mois. Le dernier corps a été retrouvé mardi 15 septembre à Kwa-Thema, à une trentaine de kilomètres de Kempton Park. La victime, entièrement dévêtue, était dans un état avancé de décomposition. Les enquêteurs tentent d’établir si ces meurtres sont liés. La porte-parole de la police, Athlenda Mathe, a évoqué « des similitudes suffisamment préoccupantes ». Aucun lien avec un tueur en série n’est confirmé à ce stade. La police n’exclut pas la piste d’un groupe ou de crimes par imitation. Une personne a été arrêtée après la découverte du premier corps.
Cyril Ramaphosa ordonne une enquête prioritaire
Le président Cyril Ramaphosa a réagi mardi 15 septembre. Il a ordonné que ces affaires soient traitées en priorité. « Ces incidents sèment la peur et l’incertitude dans nos communautés », a-t-il déclaré. Il a appelé la population à transmettre toute information utile aux enquêteurs. La Commission pour l’égalité des sexes réclame des mesures préventives immédiates. Elle préconise un audit de sécurité associant police, autorités municipales et services de transport. « Faut-il attendre que des femmes soient tuées pour que les autorités renforcent la sécurité ? », déplore son porte-parole, Javu Baloyi.
Un pays confronté à des violences extrêmes
L’Afrique du Sud enregistre l’un des taux de féminicides les plus élevés au monde. Selon ONU Femmes, les femmes y sont tuées cinq fois plus qu’ailleurs. Plus de 35 % des femmes adultes ont subi des violences physiques ou sexuelles. Entre avril et juin 2026, 5 427 homicides ont été recensés dans le pays.
Aristide HAZOUME