Le Ghana évacue d’urgence 300 de ses citoyens. Ils fuient des violences xénophobes en Afrique du Sud. Pretoria refuse pourtant le terme « xénophobie ». La tension diplomatique monte entre les deux pays.
Un Ghanéen tabassé en pleine rue. La scène, filmée et partagée des millions de fois, a provoqué un électrochoc. Le gouvernement ghanéen a immédiatement réagi. Des centaines de personnes se sont enregistrées auprès de la Haute Commission à Pretoria. Toutes demandaient une aide pour rentrer au pays. Le président John Mahama a ordonné leur rapatriement.
Accra et Abuja convoquent les ambassadeurs sud-africains
Le Ghana et le Nigeria ont protesté officiellement. Ils exigent l’arrêt immédiat des violences. Les autorités sud-africaines rejettent l’accusation de xénophobie. Pourtant, les marches anti-étrangers se multiplient. Les agressions aussi. Des commerçants étrangers ferment boutique par peur. La situation reste explosive. La Cour constitutionnelle sud-africaine a rendu un arrêt important. Désormais, un réfugié ne peut plus faire une nouvelle demande d’asile après un premier rejet. Cette décision accroît les risques d’expulsion. Pour les 20 000 Ghanéens vivant en Afrique du Sud, l’inquiétude grandit. Le rapatriement des 300 personnes n’est peut-être qu’un début.
Aristide HAZOUME