justice

Belle-fille du président : La justice refuse la libération

La belle-fille du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa reste en détention. Le tribunal d’Harare a jugé le risque de fuite trop élevé. Kelsea Tafirenyika, 22 ans, est inculpée pour blanchiment et trafic de drogue.

Le juge Francis Mapfumo a rejeté jeudi la demande de mise en liberté conditionnelle. La prévenue dispose de moyens financiers suffisants pour vivre à l’étranger. Le magistrat l’a qualifiée de « liquide ». Elle pourrait donc se soustraire à la justice zimbabwéenne. Kelsea Tafirenyika est la deuxième épouse de Collins Mnangagwa, fils du chef de l’État. Son arrestation remonte au 4 août. Les enquêteurs ont saisi plus de 200 ampoules de péthidine et de morphine. Cinq joints de cannabis ont également été découverts dans sa Lamborghini.

Un patrimoine estimé à plus de 9 millions de dollars

La justice enquête sur l’origine des fonds ayant servi à acquérir quinze propriétés. Certains biens sont situés en Afrique du Sud et à Dubaï. Le parquet estime leur valeur totale à 9,3 millions de dollars. Interpol a été sollicité pour retrouver ces actifs à l’étranger. La prévenue affirme qu’il s’agit de cadeaux de son époux.

Une fausse carte d’identité et des accusations politiques

Kelsea Tafirenyika est également poursuivie pour possession d’une fausse carte d’identité. Le document porte le nom de Gertrude Badza avec sa photo. La jeune femme affirme qu’il a été créé par intelligence artificielle. Ses avocats dénoncent une machination politique. La famille présidentielle serait visée par cette affaire.

Aristide HAZOUME

Vous aimerez peut-être aussi

justice Sports

Séisme dans le football congolais : Jean Guy Blaise Mayolas condamné à la perpétuité

  Le président de la FECOFOOT a été reconnu coupable de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux par
justice Médias

Mali : Le journaliste Youssouf Sissoko condamné à deux ans de prison ferme

La sentence est tombée ce 23 mars 2024. Le tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité a condamné