Selon la presse américaine, l’Iran a conservé l’essentiel de ses capacités balistiques. Donald Trump conteste ces analyses et parle d’une armée iranienne décimée.
Des capacités balistiques largement préservées
D’après le New York Times et le Washington Post, l’Iran aurait conservé environ 70 % de ses capacités balistiques et de lancement. Les frappes américaines et israéliennes ont certes endommagé plusieurs bases et tunnels, mais le Washington Post précise que le programme balistique reste opérationnel. Les informations s’appuient sur des sources issues des services de renseignement américains.
Un programme militaire toujours actif et dispersé
De nombreux analystes estiment qu’une destruction totale des capacités iraniennes est difficile à atteindre. Les sites sont dispersés et souvent protégés par des infrastructures souterraines. L’usage de lanceurs mobiles complique les frappes de précision, une stratégie que l’Iran a renforcée après les récents conflits. Les frappes ont ciblé des infrastructures militaires sensibles dans plusieurs régions. Les tunnels renforcés et la dispersion accrue des équipements permettent de protéger les systèmes de lancement, rendant les frappes préventives particulièrement complexes.
Les capacités de production de missiles restent un enjeu stratégique majeur. Les services de renseignement surveillent également les chaînes d’approvisionnement militaires, car la capacité de reconstitution rapide inquiète plusieurs partenaires occidentaux. Les experts soulignent l’adaptation constante des tactiques iraniennes, et les opérations combinées compliquent les évaluations précises des dommages. La situation reste suivie de près par les autorités internationales.
Reconstitution militaire et objectifs stratégiques
Nicholas Carl, du Critical Threats Project, évoque une reconstruction rapide des forces. Il estime que les États-Unis ont détruit des éléments critiques du programme, mais note une volonté iranienne d’augmenter fortement son stock de missiles. Selon les rapports, le stock viserait 3 000 unités à court terme, avec un objectif à long terme d’environ 10 000 missiles d’ici 2028. Les frappes auraient empêché une saturation quotidienne des tirs, mais les experts soulignent la difficulté de neutraliser durablement ce type d’arsenal. Le dossier reste évolutif et suivi.
Aristide HAZOUME