Société

Kenya : Suspension sous tension de la grève des transports

Le gouvernement kényan a suspendu mardi la grève nationale des transports, à la suite de négociations avec les syndicats. Les manifestations contre la hausse du carburant ont fait quatre morts et une trentaine de blessés.

Au Kenya, la grève des transports publics est suspendue pour une semaine. L’annonce a été faite mardi 19 mai par le ministre de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen. Cette suspension doit permettre la poursuite des discussions entre le gouvernement et les opérateurs du secteur. Le mouvement avait débuté lundi. Les transporteurs protestaient contre la forte hausse des prix du carburant. Selon les autorités, le diesel a augmenté de plus de 23 %. Cette hausse a provoqué une flambée des coûts du transport et des produits essentiels.

Violentes manifestations dans plusieurs villes

La première journée de mobilisation a dégénéré dans plusieurs localités. À Nairobi et dans d’autres villes, des manifestants ont bloqué les routes principales et incendié des pneus. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Le ministre de l’Intérieur a confirmé la mort de quatre personnes. Une trentaine de manifestants ont également été blessés. Plus de 300 personnes ont été arrêtées après les violences signalées lundi. Les transports publics sont restés fortement perturbés mardi matin. Des milliers d’usagers ont encore rencontré des difficultés pour rejoindre leurs lieux de travail.

Le gouvernement promet de nouvelles négociations

Après plusieurs heures de discussions, les autorités et les représentants du secteur des transports ont trouvé un accord temporaire. Les syndicats ont accepté une suspension d’une semaine pour faciliter les négociations. Le gouvernement a proposé une réduction partielle du prix du diesel. Les transporteurs réclament toutefois une baisse plus importante. Les discussions doivent se poursuivre dans les prochains jours. Selon les autorités kényanes, la hausse du carburant est liée aux tensions internationales et aux perturbations du marché pétrolier mondial. L’opposition accuse, de son côté, certains acteurs économiques de spéculation.

Aristide HAZOUME 

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